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Résultat d'une étude sur la fin de vie…

“L’Observatoire National de la Fin de Vie” vient de rendre son rapport concernant la première grande étude réalisée au sein des maisons de retraite médicalisées. Ces résultats très instructifs nous concernent tous…

Pour la première fois, une étude de grande ampleur vient d’être menée en France sur la fin de vie des résidents des EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Chaque année, 90 000 personnes âgées y meurent, dans des conditions inégales.

Un échantillon de 15 276 résidents en “situations de fin de vie” (n’étant pas décédés de façon soudaine) durant l’année 2012 a ainsi été analysé.

Globalement, il en ressort que ces maisons de retraites médicalisées se sont organisées pour accompagner dans les meilleures conditions les derniers instants de leurs pensionnaires. Par exemple, 90 % des EHPAD peuvent permettre “parfois” (59 % “tout le temps”) à la famille du résident de rester dormir la nuit (94 % et 66 % en Midi-Pyrénées). Seule une sur dix n’est pas équipée en la matière. Dans 84 % des cas, le médecin traitant du mourant a été impliqué pendant la dernière semaine de vie. Dans 78,3 %, la douleur durant les derniers jours a été très bien soulagée.

18000 hospitalisations potentiellement évitables

Mais le rapport de l’Observatoire souligne également quelques points à améliorer, au premier rang desquels l’absence d’infirmier (de) de nuit qui est “particulièrement problématique, et non sans conséquence…”.

Seuls 14 % des EHPAD en bénéficient (10 % en Midi-Pyrénées). Pourtant, sa seule présence permet de faire baisser le taux d’hospitalisation au cours des deux semaines précédant le décès de 37 %.

L’Observatoire national de la fin de vie estime que “la simple présence d’un infirmier (de) la nuit dans tous les EHPAD permettrait d’éviter 18 000 hospitalisations de résidents en fin de vie chaque année”.

À la lecture de l’étude, un autre chiffre interpelle : un peu plus d’un quart des personnes âgées résidentes meurent sans avoir vu leur proche dans la semaine qui précède. Alors même qu’on ne parle ici que de cas de mort non-soudaine. Donc attendue.

L'arrêt des soins dans prês d'un cas sur deux

Durant les dernières 24 heures, 23,4 % des résidents ne pouvaient plus s’exprimer de façon lucide, et 6,7 % souffraient de douleurs “très intenses” (8 % dans la région).

Enfin, et c’est une des informations importantes de cette première étude, dans 40 % des 15 276 cas étudiés, une décision de limitation ou d’arrêt des traitements a été prise au cours des 15 derniers jours de vie. Ce qui correspond à l’application de la loi Leonetti de 2005, créée pour éviter à la fois l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique (lire encadré ci-dessus). Ce chiffre grimpe même à 44 % en Midi-Pyrénées.


La Loi Léonetti sur le droit des malades…

La loi Léonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des patients en fin de vie a été promulguée à la suite de la loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades.

En 15 articles, elle modifie plusieurs dispositions du Code de la santé publique et du Code de l’action sociale et des familles. En substance, le texte a pour objet d’éviter les pratiques d’euthanasie, et d’empêcher également l’acharnement thérapeutique, qualifié «d’obstination déraisonnable» dans le traitement des malades en fin de vie.

Il permet ainsi au patient de demander, dans un cadre défini, l’arrêt d’un traitement médical trop lourd. Elle propose aussi de développer les soins palliatifs donnés aux patients en fin de vie

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