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Jean-Pierre Alaux, écrivain et journaliste : “Le temps passé à aider l’autre n’est jamais totalement perdu…."

 

Journaliste de radio sur Sud Radio, Europe 2 et Radio Présence et de télévision sur Télé Toulouse, il s'est ensuite consacré à l'écriture…

Né le 6 septembre 1955 à Cahors, Jean-Pierre Alaux a fait de son Lot natal son lieu de prédilection et surtout de création. C’est dans l’ancien château des Evêques d’Albas que Jean-Pierre Alaux imagine et bâtit ses intrigues qui font les belles audiences de France 3. Avec son complice Noël Balen, il est l’auteur de la série policière “Le Sang de la Vigne” (éditée chez Fayard), adaptée à la télévision et dont avec l’enquêteur principal est interprété par Pierre Arditi. La série réunit à chaque  diffusion près de 4 millions de téléspectateurs.

Le dernier opus, intitulé “Massacre à la sulfateuse”, est ancré au cœur du vignoble de Châteauneuf-du-Pape. L’année prochaine, c’est dans les vignes de la vallée du Lot que Pierre Arditi campera l’œnologue Benjamin Lebel dans l’adaptation de “On achève bien les tonneaux”, roman sorti l’an dernier.

Il se partage entre son activité de journaliste (tous les matins sur les ondes de Radio Présence - carte interactive des fréquences dans le Sud-ouest sur www.radiopresence.com) et ses activités de romancier.

Cet enfant du pays prépare deux nouvelles séries pour la télévision et sortira au mois d’octobre le 4e tome des aventures de Séraphin Cantarel dans la collection “Grands détectives”. Il aura pour titre : “Saint Michel priez pour eux”, édité chez 10/18… 

Autre passion avouée de l'auteur : la mer. Il a publié “Histoire à jeter l'ancre” (Féret), “Voyage au bout des phares” (Elytis, 2006 - Prix du livre de la mer d'Ouessant en 2007), “Monstres marins et autres curiosités” (Elytis), “Avec vue sur l'océan” (La Cheminante).

Jean-Pierre Alaux a également publié une biographie sur l'athlète Romain Mesnil, “Ma vérité toute nue” parue aux éditions Solar ; une biographie consacrée à James Dean : “Une dernière nuit avec Jimmy” chez Calmann-Lévy et une biographie sur le mannequin Albert Delègue, “Le Magnifique”.

Il écrit également sur la gastronomie de nombreux ouvrages en collaboration avec le photographe David Nakache : “A boire sur paroles : 30 Portraits choisis, leurs souvenirs de dégustation” (Fleurus -2005), “Le vin et le cigare, Alliances d'un épicurien éclairé” (Féret - 2006) ; “Liqueurs d'en France” (prix spécial du jury des bibliothèques gourmandes en 2009), “La truffe sur le soufflé” (prix Antonin Carême en 2011), toujours chez Féret.

Plus de renseignements sur l’auteur sur le site internet : www.jean-pierre-alaux.book.fr

 

Avez vous connu une expérience d’aidant ?

J’ai été aidant sur un terrain d’ordre essentiellement psychologique auprès de deux personnes, un homme et une femme que j’ai accompagnés jusqu’à la fin de leur vie.

J’ai été proche, de par mes origines lotoises et de par ma profession de journaliste et écrivain, d’Yves Salgues (journaliste à Paris Match qui a notamment écrit la première biographie de James Dean). Au crépuscule de sa vie, je lui ai rendu nombre de visites et l’avais régulièrement au téléphone. De cette expérience, j’ai tiré un livre témoignage sur sa rencontre avec l’acteur américain James Dean - “Une dernière nuit avec Jimmy” édité chez Calmann-Lévy. 

J’ai aussi accompagné ma belle-mère qui fut très affectée par la maladie à la fin de sa vie…  J’ai essayé d’être le plus présent possible, afin de maintenir le fil de sa mémoire (…) Car il est important de mettre l’autre en alerte, pour que le sentiment de “fin de vie” soit synonyme de bons souvenirs.

Elevé par ma grand-mère, j’ai toujours été amené à aller vers des personnes plus âgées ou plus jeunes que moi, c’est une chose assez naturelle. L’échange, le partage, m’interpellent.

Que ce soit sur le plan domestique, pratique, psychologique (…) il existe plusieurs moyens d’accompagner l’autre et lorsque c’est possible, stimuler l’autre me semble important. Ma mère, toujours très alerte, a aujourd’hui 88 ans. A une époque, elle a du subir des interventions à la hanche et elle s’est vue partir. Elle me disait avoir peur ne pas pouvoir voir l’adaptation télévisée de la série “Le Sang de la vigne” dont j’étais l’auteur avec Noël Balen ! Je l’ai confortée psychologiquement. Il faut savoir donner des objectifs aux personnes qui sont dans une phase délicate. Je lui disais que sa convalescence qu’une question de mois avant que ce projet TV ne se concrétise. Au final, nous avons vu ensemble la diffusion du premier épisode et, encore aujourd’hui, ma mère me donne chaque jour une leçon de vie, souvent d’enthousiasme, car elle est toujours dans l’action. Elle ne cesse de cuisiner et de fleurir sa maison.

 

Que pensez vous des aidants ? Quel message souhaitez-vous leur transmettre ?

Autrefois à la campagne, les anciens vivaient sous le même toit que le reste de la famille. Cela leur permettait de vivre leurs derniers jours plus sereinement.

Aujourd’hui, les personnes âgées partent très vite en maison de retraite. On met les gens entre des murs hostiles un peu trop facilement, tant il est vrai qu’il est parfois plus facile de se payer une bonne conscience en réglant une mensualité. Pourtant, lorsque c’est possible, garder près de soi une personne âgée permet de créer du lien et de lancer des passerelles entre les générations…

Les aidants et les auxiliaires de vie donnent du temps aux autres : en se mettant à leur disposition, ils rendent l’autre important et s’enrichissent à leur contact, d’autant que le besoin de réconciliation avec soi-même et avec les autres vient souvent en fin de vie.

Le fait de regarder avec bienveillance la personne dépendante qui te reçoit et qui t’attend, est porteur d’enseignements. C’est bien souvent un remède par rapport à sa propre vieillesse. Le temps passé à aider l’autre n’est jamais totalement perdu… 

Propos recueillis par Fabrice Clary

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