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Popeck, Comique au grand coeur

Acteur et comique français,Popeck entame une carrière dramatique sous le pseudonyme de Jean Herbert (ou, occasionnellement, Hébert) avant de se tourner vers la comédie, créant un personnage grognon et râleur, reconnaissable à son accent yiddish, son costume trois-pièces et son chapeau melon, vendeur de caleçons molletonnés de son état, qui ne cesse de répéter à son auditoire : « On n'est pas des sauvages, tout de même ! ». Interview…

Comment êtes-vous devenu humoriste ?

J’ai débuté dans le registre du théâtre tragique. Pour la pièce “L’idiot de Dostoïevski” qui se produisait au théâtre de l’Atelier,  j’étais à la fois assistant du metteur en scène d’André Barsacq et comédien.

A l’occasion de la centième représentation, j’ai joué quelques scènes… Les acteurs m’ont dit : « Tu devrais faire un petit numéro avec ce que tu nous racontes en imitant ton père ». C’est ce que j’ai fait, devant une salle où était assis le “tout Paris”, à commencer par Michel Simon, Claude Berry.

Que s’est-il passé ensuite ?

Mon petit numéro de 8 minutes a eu un tel succès qu’il a supplanté tous les grands comédiens. Le soir même  Philippe Avron qui avait le rôle principal et Charles Denner m’ont dit : « Reste habiller en costume de valet Russe, tu n’as pas le temps de te changer, nous t’emmenons au cabaret de l’Ecluse ! ». Et là, ils m’ont engagé. Le lendemain un réalisateur de télévision m’a téléphoné et tout s’est enchaîné très vite. 

Racontez-nous quelques histoires marquantes …

Je me souviens qu’un jour, la famille  Prévert m’a confié un rôle dans un film d’épouvante - “Les compagnons de Malte” - qui n’avait rien à voir avec mon répertoire comique. J’ai joué à “L’échelle de Jacob”, cabaret où a débuté Thierry le Luron et Jacques Mailhot. J’ai aussi vécu un grand moment lorsque j’ai gagné le concours du théâtre des Variétés.

Je me suis produit en 1ère partie d’Enrico Macias et de Joe Dassin.

Il m’est aussi arrivé d’être engagé pour 15 jours dans un Café-Théâtre et d’y rester 3ans ! Un autre jour, une productrice est arrivée pour me proposer l’Olympia et puis les maisons de disques me sont tombées dessus et là c’est devenu du Show Business.

Mais ce qui m’a avant tout marqué, c’est la première fois où j’ai pu avoir une scène de théâtre pour moi tout seul !

Une anecdote sur votre vie d’acteur ?

Pour le film “Rabbi Jacob” de Gérard Oury, je n’ai pas voulu utiliser au générique Popeck, mon nom de scène. J’ai préféré celui que je portais aux deux premiers prix du cours Simon à savoir Jean Herbert… Je l’ai regretté car j’ai été relégué au rang d’un pauvre comédien comme des milliers d’autres, alors que déjà à l’époque, Popeck était un véritable sésame.

Parlez nous de quelques unes de vos rencontres inoubliables ?

J’ai adoré mes rencontres professionnelles et d’amitié, notamment avec Pierre Prévert et Jacques Prévert,  Louis De Funès…   

J’ai eu la chance de travailler avec l’un des plus grands imprésarios français en la personne de Charley Marouani, qui s’est occupé entre autre de Barbara, Jacques Brel, Claude Nougaro… Et puis j’ai bien sûr eu la chance de rencontrer ma femme, cette « saleté » dans mes spectacles. Reste que pour vivre heureux, je préfère rester caché!

 

Avez-vous été confronté dans votre famille à une situation d’aidant ?

J’ai été touché de près par la maladie d’Alzheimer au travers du frère de mon beau-frère, que j’ai assisté jusqu’au bout. De son côté, ma femme s’est occupée de sa mère jusqu’à la fin de ses jours. Cette dernière avait élevé 5 enfants extraordinaires.

Quels  mots voulez-vous dire aux  aidants ?

L’aidant pour le malade, c’est sa bouée, son poumon (…) autrement dit, une assistance vitale ! Je leur dis bravo, car il faut le faire.

Pouvez-vous nous dévoiler une confidence sur vos projets à venir ?

J’ai en prévision la sortie en fin d’année d’un long-métrage dans lequel je joue un petit rôle très intéressant, celui d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer. Durant le tournage dans la maison de retraite qui servait de décor au film, une infirmière m’a dit : « c’est incroyable avec quel réalisme vous êtes rentré dans le vif du sujet… ».

Interview réalisée par Michèle Clary

Popeck et Michèle Clary

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