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Interview de Virginie de Clausade

Animatrice télé et radio, actrice, écrivaine Virginie de Clausade a publié  deux romans  aux éditions Flammarion : “Spécimens à disposition des jeunes filles” (2008) et “ l’âge des promesses”  (2010).

Petite fille de Roland Hubert, directeur du Palais des Congrès de Paris, nièce d’Hervé Hubert, un des principaux producteurs de télé. Virginie de Clauzade vient de publier  un livre  témoignage sur  la vie de Thierry le Luron, un destin hors du commun, intitulé “De bruit et de fureur” chez Plon.

En Artiste accomplie, vous êtes animatrice, actrice, auteure. Comment cumulez-vous tous ces métiers ?

Je n’exerce pas tous ces métiers en même temps ! J’écris depuis toujours. J’ai été comédienne d’abord, ensuite, s’est présenté sur mon chemin des propositions à la télé. J’y suis restée pendant 10 ans. Nous sommes dans une époque où souvent la télé aide à faire de la radio  Les vrais animateurs de radio vont bondir en lisant cela car c’est un métier à part entière.

 

Si vous aviez à choisir un seul de ces métiers, lequel exerceriez-vous entre la télé, la radio, l’écriture ?

Si je  devais choisir, vraiment, ce serait l’écriture. C’est d’ailleurs ce que je fais, éditée ou pas éditée, lue ou pas lue… J’écris.

 

Quel genre de littérature écrivez-vous ?

De 6 à 25 ans, j’ai écris des journaux et des poésies. Mon premier roman, écrit à l’âge de 6 ans, faisait 4 pages : l’histoire d’un cheval qui s’enfuyait d’un haras. L’intention était là. En ce moment, j’écris beaucoup de poésies. J’entreprends aussi l’écriture d’un documentaire sur un artiste peintre. Mais écrire pour le travail colonise le fait d’écrire par plaisir.

Confiez-nous le titre d’un livre que vous aimez particulièrement ?

“La princesse de Clèves” est le grand choc de ma vie. Ce livre m’accompagne quotidiennement. Quand un livre est bon, il devient une expérience.

Quelles sont les trois  personnes les plus importantes dans votre vie professionnelle ?

Didier Bourdon… Rencontré lors du film “Les rois mages”. C’est un homme extraordinaire, intelligent, toujours inattendu. Je le considère comme l’un des plus grands acteurs français sous exploité. Il m’a aidée à prendre confiance en moi.

Michel Field. Je lui dois ma carrière télé, en débutant dans « ça balance à Paris”. C’est un être exceptionnel d’intelligence et de culture qui m’a beaucoup nourrie intellectuellement.  Il aime la conversation et le débat.

Laurent Ruquier, quant à lui, m’a emmenée sur les grandes chaines hertziennes : il est extrêmement positif, bienveillant, humaniste et très fidèle.  Des qualités rares.  J’ai participé à ses côtés à l’émission “On a tout essayé” qui a rencontré un large public.

Comment avez-vous connu Yanou Collard, la star des relations publiques internationales?

J’ai demandé à rencontrer Yanou suite à l’écriture de mon livre “De bruit et de fureur”. Comme il était question du sida j’ai voulu qu’elle me raconte l’épisode vécu avec Rock Hudson lors de la médiatisation de sa maladie. Yanou m’a ouvert les portes de sa mémoire et de sa maison.

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire un livre sur Thierry Le Luron ?

Mon oncle était son manager et mon grand-père son dernier producteur de télé. J’ai grandi avec le chien de Thierry car mon oncle en avait hérité. J’ai voulu écrire sur les débuts de la pandémie du sida sans savoir comment. Mon oncle m’a suggéré d’écrire sur Thierry Le Luron qui était mort de cette maladie. D’emblée, je ne trouvais pas cette proposition très excitante. Je l’imaginais ringard, humoriste à papa. Mais j’en suis vite revenue. Il n’était absolument pas ringard, pas un humoriste de droite mais un visionnaire, un génie pur, un anarchiste, un punk… Nous serions heureux aujourd’hui qu’il soit là pour mettre les puissants face à leurs contradictions.

Quelle est l’origine de cette attention particulière pour le sida ?

Je suis née en 1981. Je n’avais que 4 ans lorsque j’ai entendu parlé pour la première fois du sida. A l’adolescence, j’ai compris que nous avions tous cette épée de Damoclès. Aujourd’hui, parce qu’il existe un traitement, les jeunes relâchent leur attention en pensant que ce n’est plus comme avant. Mais la trithérapie est loin d’être une panacée…

Qu’est-ce que vous aimez dans la personnalité de Thierry Le Luron ?

J’aime chez Thierry son côté punk. Sa tenue vestimentaire était son cheval de  Troyes. Comment voulez-vous dire leurs vérités aux puissants si vous présentez mal? Pour être invité à leurs tables il faut suivre les codes. A l’instar de Sacha Guitry, Thierry avait un art de la conversation à la française. C’était un fantassin toujours prêt à se situer à l’extrême limite de ce que l’on a droit de dire ou de faire.  

En quoi ce livre peut il aider à la lutte contre le Sida ?
Il rappelle que lutter contre le Sida est une vraie cause, toujours d’actualité.  Nous n’en parlons pas assez. Il faut sensibiliser chacun  à se protéger.

Quels sont vos projets ?

Accompagner comme il se doit la sortie de mon livre. Donner l’opportunité à la nouvelle génération de rencontrer Thierry Le Luron. Parallèlement, je commence l’écriture d’un documentaire sur un artiste peintre des années 80…

Pour vous, qu'est ce que le bonheur ?

Le bonheur pour moi, c’est le ici et maintenant !

Auriez-vous un conseil à donner aux aidants pour vivre mieux en toute situation?

Les aidants doivent se féliciter tous les jours de ce qu’ils font pour autrui. Ils devraient pouvoir se poser et s’interroger pour savoir « quelles sont les cinq choses chouettes qu’ils ont accomplies dans la journée ? ».

Nous vivons de plus en plus vieux. Nous serons tous concernés un jour ou l’autre en tant qu’aidant ou aidé. Dès lors , le statut des aidants devra un jour prochain, être inéluctablement valorisé et reconnu par tous.  

Interview réalisée par Michèle Clary

 

 

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